Retrospektive Werner Nekes
 
Abbandono & Diwan

Abbandono

1970 - 16 mm - couleur - 35 min.

Abbandono est composé de matériel réalisé en l'espace de 4 ans. C'est peut-être la raison pour laquelle ce film est un des plus riches en images et des plus expressifs de Werner Nekes.«Avec et pour Dore 0 » - la qualité des images est plus lyrique et plus plastique qu'à l'accoutumée, mais dans leur forme répétitive, leur structure est typiquement celle de ses autres films. Nous voyons Dore marcher dans un paysage de neige, puis se dissoudre dans le blanc, des toits en bardeaux rouges, la neige tombe, un couloir ou un corridor, filmé de manière à ce qu'on ne perçoive que des fragments d'objets caractéristiques. Dore- et parfois Werner - le traversent. Le son est parmi les meilleurs qu'ait fait Anthony Moore , une série de sons doux, berçants convergent en un crescendo retentissant pour décroître enfin. »(Ony Reif, Vancouver Cinémathèque, Canada 1972)

 

 

Diwan

1973 - 16 mm - couleur - 85 min
son : Anthony Moore
Interprètes : Ludi Armbruster, Nikolaus Hof, Rosmarie Liesen, Peter Könitz, Reinhild Lüders, Wolfgang Liesen, Werner Nekes, Dore 0.,

Une anthologie cinématographique en 5 épisodes :

1) sun-a-mul (16 min),
2) alternatim (15 min),
3) Kantilene (17 min),
4) moto (16 min),
5) hynningen (21 min).

 
L'épisode « Hynningen » a obtenu en 1975 le prix « Bundesfilmpreis in Silber »
« Diwan », une anthologie lyrique, un film de plein air avec des hommes. Des hommes qui ne sont ni plus ni moins qu'une partie de la superbe nature qui les entoure, merveilleusement filmée.
C'est un projet expérimental passionnant et hautement esthétique. Nekes, un artiste astucieux et prodigue en citations, qui a pratiqué les arts plastiques, se sert d'un media qui défile dans le temps pour aborder la nature, Il parvient à vaincre le temps, qui transforme les choses, en l'utilisant pour métamorphoser le paysage, il bouleverse ou détruit les lois de la chronologie, car sa caméra qui permet de rembobiner la pellicule pour procéder à des surimpressions.
(Sebastian Feldmann, « Film'73 », Duisburg 1974)

 

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